mardi 3 novembre 2009

Randonnée automnale dans les montagnes américaines

À la mi-octobre, en compagnie de quelques amis, je suis allé faire de la randonnée dans le nord des États-Unis. Dans un premier temps, nous avons été au Mont Katahdin dans le Maine et ensuite nous nous sommes aventuré dans les Montagne Blanches, plus précisément au Mont Adams, dans l'État du New Hampshire. Nous avons eux la chance d'avoir notre première neige de l'année et d'avoir un avant goût de l'hiver qui nous attend.


Le Mont Katahdin - Bienvenue à la garderie

Le Mont Katahdin est une magnifique montagne de granite avec des montées abruptes qui se font sur de la grosse roche. Malheureusement pour nous, en raison des conditions météos enneigés et glacés, il ne nous a pas été possible de faire les parcours principaux. En fait, si on veut être plus exacte, tous les sentiers ont été fermés durant notre séjour. En effet, à notre détriment, nous avons découvert qu'à Baxter State Park, on se fait un point d'honneur de protéger les randonneurs d'eux-mêmes en plaçant un ranger à l'entré des sentiers afin de contrôler leur allé et venue. S'il juge que les conditions ne sont pas acceptables, aucune personne ne peut quitter le refuge pour faire de la randonnée.

Après de difficiles négociations et avoir montré notre habileté exceptionnel pour la rando - on a fait le tour d’un mini lac-, nous avons réussis à faire un sentier intermédiaire qui traverse des caves nichées dans la montagne. Ce petit parcours est jonché de roches massives recouvertes d'une mince couche de neige; ce qui a rendu le tout plus intéressant. Malgré tout, nous avons réussis à bien s'amuser. Le décor était d'ailleurs enchanteur avec la neige qui recouvrait la montagne. Le refuge, bien aménagé et confortable, nous a permis de profiter de bon repas entre amis, le tout accompagné de vin.


**Un bébé ourse à la recherche d'eau fraîche**


**Vive l'hiver**


**Randonné d'échauffement autour du lac**


**De l'action en perspective**


**Les caves du Mont Katahdin**


**Une soirée agréable au refuge**


**Refuge du Mont Katahdin**


** Le sommet du Mont Katahdin**




Le Mont Adams - Live free or die

Tous motivés que nous étions pour faire de la rando, nous avons adopté pour les deux derniers jours un plan B: Quitter le Maine pour aller dans les Montagne Blanche dans le New Hampshire. Dans cet état, la devise est "Live free or die"; nous étions assuré que personne ne nous empêcherais de faire le sentier.

Tout comme le Mont Katahdin, le Mont Adams avait eu une bonne bordée de neige. Après une monté aux lampes frontales, nous nous sommes installé pour la nuit à un refuge situé à environ mi-chemin du parcours. Cette fois-ci le refuge n'était pas chauffé, d'où la nuit a été vraiment fraîche. Emmitouflé dans nos sacs de couchage, avec une gourde d'eau chaude et collé les uns sur les autres, nous avons eu une bonne nuit de repos.

Dame nature fut de notre coté lors de la montée le lendemain; le brouillard du matin s'est dissipé au moment d'arriver au sommet à 1700m et il n'y avait pas de vent. La marche s’est fait sur un tapis de neige déposé récemment; c’était réellement agréable.

Je vous laisse sur les quelques images qui en disent plus long que mon discours.



**Refuge du Mont Adams - Préparation pour le monté au sommet**


**Quelques moment de repos avant le départ au sommet**


**Dernier partie vers le sommet du Mont Adams**


**Sommet Mont Adam**


**Quelques paparasit sur notre route**


**L'automne et l'hiver s'entremêle**


**Le refuge au Mont Adams**


**Le retour vers la base de la montagne**


**Vue splendide des environs de Mont-Adams**

vendredi 31 juillet 2009

J4 et J5 – Sartène et Mont Renoso

Sur le chemin de mon retour vers Bastia, soit la partie Nord de la Corse (et où je suis arrivé en avion), je me dirige vers Vizzanova qui se situe en plus cœur des montagnes. Ainsi, je quitte le littoral avec ses étendus plats pour m’enfoncer vers le centre où se trouve les plus hautes montagnes de l’île.

Durant ma route, je croisse le village de Sartène, le gardien de la mémoire de la Corse. Ici les traditions, dont l’origine remonte au Moyen-âge, sont perpétuées avec ferveur. À la fin de la journée, je fais halte à l’Hôtel-gîte I Laricci et je prends un copieux soupé au poulet basquaise.


**Sur ma route en direction de Vizzanova**


**Centre de la Corse **


**On ne s’ennuie pas sur les routes Corses**


**Village de Sartène**


Pour ma dernière journée, je décide de faire une dernière randonné : l’ascension du Monte Renoso dont le sommet dépasse 2300 m. Après une monté en voiture jusqu’à 1670 m, je gare ma voiture à côté du refuge U Fugone. La monté commence au milieu des aulnes nains et des sorbiers oiseleurs. Près du sommet, le paysage est lunaire, parsemé de gros blocs de pierre. Il reste en plusieurs endroits des plaques de neiges qui sous la chaleur du Soleil de l’après-midi fonde lentement.

Arrivé tout près du sommet, on atteint le Lac de Bastani. Tout autour, le sol est tapissé de belles fleurs pourpres en clochettes, des digitales. Derrière le lac se trouve le sommet du Mont Renoso qui est malheureusement difficilement accessible en raison de la présence de la neige. Malgré tout, la vue compense largement et offre un havre de paix avant mon retour à Bastia.


**Accensions du Mont Renoso avec ses vastes étendus rocheux**


**Digitales à plus de 2000 m**


**Lac de Bastani, sommet du Mont Renoso… et moi**

dimanche 19 juillet 2009

J3 – Bonifacio

Ma prochaine destination est la partie extrême sud de la Corse, soit la ville de Bonifacio. Depuis le col de Bavella, je m’enfonce dans les terres intérieures. Sur mon chemin je croisse des petites villages qui sont plus charmants les uns que les autres. Je m’étonne à chaque fois de la diversité des divers types de village que l’on peut croiser. Si au premier coup d’oeil les villages semblent tous identiques, un regard attentionné nous fait réaliser les subtilités entre les villages du nord, du sud ou encore du centre de la Corse.

Par exemple, je traverse dans la journée le village de Zonza qui se trouve au milieu des montagnes et des forêts de pins, de châtaignes et de chênes vert, avec les aiguilles de Bavella en toile de fond. Toutes les maisons sont construites avec de la grosse brique grise se qui donne un effet d’unité très particulier au village.


**Village de Zonza**


Qui dit Sud en Corse, dit plages paradisiaques qui ont des airs des Caraïbes : eau transparente à des couleurs turquoises. Évidemment, durant les mois de juillet et août, les foules se bousculent sur les plages. La ville de Porto-Vecchio, qui se trouve à proximité de la fameuse plage de Palombaggia, peut voir sa population passer de 11 000 à 88 000 habitants.

L’économie de la Corse est intimement lié à l’industrie du tourisme qui connait sont apothéose durant la période estival. Durant l’hiver les villages se vides : il n’est pas rare de voir des villages où la population se compte sur les doits des mains.


**Plage de Palombaggia - long ruban de sable bordé de pins**


**Plage de Santa Giulia**


Finalement, vers la fin de la journée j’arrive à la ville de Bonifacio qui est un pur bijou. La Gibraltar Corse est perchée sur une falaise, face aux Bouches de Bonifacio et à la Sardaigne (à seulement 12 km). La ville est découpée en deux grandes parties. Il y a la citadelle perchée sur un rocher de calcaire, vacillant entre la terre ferme et la mer. Elle a des airs de petites villes italiennes, avec ses façades décrépites et ses ruelles étroites et pendues. En contrebas de la citadelle, il y a le port de plaisance qui est bâtie autour d’un fjord de 1,5 km s’enfonçant dans les falaises de pierre blanches.


**Sud de la Corse, Bonifacio**


** Phare de Bonifacio et sa roche calcaire**


**Ville de Bonifacio – Ancienne forteresse**


**Cimetière de Bonifacio**


**Ville de Bonifacio – Partie portuaire**

vendredi 3 juillet 2009

J2 – Aiguille de Bavella

Pour ma seconde journée, j’ai beaucoup de kilomètre à faire : Direction plein Sud en longeant la côte Est de la Corse. La route N198 qui longe le littorale est sûrement l’un des seuls endroits en Corse où peut trouver une route avec presque aucun dénivelle et sans réel virage prononcé. Et dire que depuis hier, après avoir enchaîné des dizaines de virage dans le Cap Corse, j’avais acquis assez d’expérience pour revendiqué mon brevet de conducteur de rallye.


**La côte Est de la Corse, au abord de la route N198**


**Coucher de Soleil dans le col de Bavella**


A 30 km du village de Bavella, on bifurquée sur le D268 qui décrit d’interminable lacets dans un paysage somptueux et sauvages ayant par endroit des airs d’Ouest américain. Finalement, on débouche dans un col où l’on découvre les fameuses Aiguilles de Bavella. Pour vous donner une bonne idée de leur popularité, elles sont en quelques sortes le Roché Persée de la Corse. Plusieurs vacanciers font la route spécialement pour les admirer. Pas besoin de vous dires que la densité de touriste en ces lieux est somme toute important.

Ces pointes de granites acéré qui ont été sculpté par l’érosion culminent à plus de 1600 m. Les images seront plus éloquentes que les mots.


**Levée de Soleil aux Aiguilles de Bavella, la mer visible depuis les montagnes**


**Aiguilles de Bavella dans toutes leur splendeur**

mardi 30 juin 2009

J1 – Capi Corsu

Le Cap Corse ressemble vue depuis l’espace à un doigt d’une main qui pointerait en direction du Nord de l’Italie et le golfe de Gênes, sans nous rappeler son ancien lien avec la république de Gênes. En fait, la Corse n’a jamais vraiment connue une indépendance total, étant souvent plus souvent qu’autrement sous la joute des empires dominant dans la mer méditerranéenne.

Pour se protéger des incursions barbaresque, un nombre impressionnant de tour ont été édifié le long des littoraux - ce sont les tous génoises. Lorsqu’un navire hostile se présentait à l’horizon, on allumait un feu au sommet de la tour. La lumière avertissait les tours avoisinantes qui à leur tout allumaient un feu à leur sommet. En l’espace de 2 à 3 heures, toute l’île avait préparé un comité d’accueille bien armé à leur invité inhospitalité. D’ailleurs, on rencontre que le symbole de la Corse viendrait de la tête tranchée d’un barbare qui aurait été planté sur un poteau afin de montrer les conséquences de s’attaquer à la Corse.


**Tour génoise à Erbalunga**


**Le drapeau de la Corse**


**Le long du Cap Corse**


Le Cap Corse fait 40 km de long et une dizaine de kilomètres de large. Mais attention, longé la côte ne se fait pas en seulement 1 à 2 heures. Les routes corses sont sinueuses et souvent étroites. Il n’est pas rare que l’on doive parcourir pendant quelques mètres une section de la route tout juste assez large pour une voiture. On appel parfois la Corse l’île au 10 000 milles virages tant qu’il est coutumiers de devoir enchaîner continuellement les virages sur les routes. Une belle conséquence de ceci est que l’on ne mesure pas les distances en kilomètre, mais plutôt en heures de trajet tant il est difficile de maintenir une vitesse constante lors de nos déplacements.

Lorsque l’on regarde le tracé des routes depuis un haut lieu, on a l’impression que les flanc des montagnes ont été entaillé par des coups de couteau. Bref, les routes suivent le relief montagneux et leur variation d’altitudes.

**Les routes étroites de Corse**


**Village de Rogliano**


**Le relief montagneux du Cap Corse**


**Col de Serra avec le Moulin de Mattei**


**Désert des Agriates, au sud du Cap Corse**

Corsica Road Trip

Pour conclure en beauté mon exploration de la Corse, j’ai décidé pour la dernière semaine de louer une voiture. De la sorte, je pourrais découvrir certains lieux plus difficilement accessible à pied, en particulier le sud de l’île qui renferme plusieurs trésors.

Road Trip de 900 Km en 5 jours


Voici le plan de match :
J1 – Cap Corse ; Partie extrême Nord de la Corse
J2 – Aiguille de Bavella ; Montagne aux pics acérés, l’un des joyaux de la Corse
J3 – Bonifacio ; Ville à l’extrême sud de la Corse, perché sur une falaise de calcaire
J4 & J5 – Sartène et le Montagne Reneso ; Ville traditionnel de Corse & montagne de 2300m dans le milieu de l’île

Le tout en 5 jours et pas loin de 900 Km de route à parcourir.

Interlude

Les derniers jours, pour ne pas dire les dernières semaines, ont été très intenses. Le manque de temps ne m’a pas permis d’être aussi assidu dans les mises à jour de mon blog. À un tel point, que mon voyage c’est récemment terminer avec mon retour à Montréal.

Que cela ne tienne, je ferai plusieurs de mises à jour dans les jours à venir. Ainsi, vous aurez une idée de l’aventure que j’ai vécue. Je continuerai donc dans un premier temps avec la Corse.

Que du plaisir en perspective, du moins je l’espère. ;)